Une lettre de Dieu pour toi

Bonjour mon cher enfant.

Quand tu t’es levé ce matin, je t’observais dans l’espoir que tu me parles, que tu me dises quelques mots… peut-être pour me partager quelque chose de bien qui s’est passé hier ou pour me demander un conseil. Mais j’ai remarqué que tu étais trop occupé à trouver les bons vêtements à porter aujourd’hui. J’ai attendu à nouveau. Tandis que tu courrais dans la maison pour te préparer, je savais qu’il y aurait quelques minutes où tu t’arrêterais pour dire « bonjour », mais tu étais trop affairé. Enfin tu as pu t’asseoir pour quinze minutes… Mais tu as laissé ton esprit vagabondé ici et là, sans le rediriger vers moi.

Et tout à coup, tu as rebondi sur tes pieds. J’ai cru que tu voulais me parler, mais tu as couru au téléphone pour rejoindre un ami et écouter les derniers potins. Je t’ai observé te rendre au travail. Et j’ai attendu patiemment toute la journée. Avec toutes tes activités, je suppose que tu étais trop occupé pour me dire ne serait-ce qu’un mot. J’ai remarqué qu’avant ton repas, tu regardais autour, tu étais peut-être gêné de me parler, donc tu ne l’as pas fait. Certains de tes amis m’ont brièvement parlé avant de manger, mais pas toi. Ça va… Il reste encore du temps et j’espère que tu parviendras à me parler…

Une fois rentré à la maison, il m’a semblé que tu avais beaucoup à faire. Après avoir accompli certaines tâches, tu as mis le téléviseur en marche, je ne sais pas si tu aimes la télé ou non, on y trouve un peu de tout. Tous les jours, tu passes beaucoup de temps devant cet appareil, sans penser à rien, juste à prendre plaisir à ce que tu observes. J’attendais patiemment tandis que tu regardais les émissions tout en mangeant…

Cette fois également, tu ne m’as pas parlé. Je suppose que tu étais trop fatigué. Après avoir dit bonsoir aux membres de ta famille, tu t’es laissé tomber dans le lit et tu t’es endormi subito. C’est OK, peut-être que tu ne réalises pas que je suis toujours là pour toi. J’ai plus de patience que tu n’en auras jamais. Je voudrais aussi t’enseigner à être patient avec les autres. Je t’aime tellement que j’attends chaque jour un signe, une prière, une pensée ou un coin reconnaissant dans ton cœur. C’est difficile d’avoir une conversation seul.

Voilà que tu te lèves à nouveau et à nouveau, je vais attendre rempli d’amour pour toi. Peut-être qu’aujourd’hui tu m’accorderas un peu de ton temps.

Ton ami,

Dieu